DÉCONSTRUIRE L’HABITUDE DE FUMER :
LE VERSANT PSYCHOLOGIQUE DE L’ADDICTION

avec Denys Coester

Pour découvrir le message de Florent Cavaler au format texte, cliquez sur le bouton ci-dessous :

Chère lectrice, cher lecteur,

Ici Florent Cavaler.

Voici déjà ma troisième lettre sur l’arrêt du tabac, où nous allons rentrer davantage dans les détails.

Dans mon message précédent, je vous présentais les raisons pour lesquelles aucune technique d’arrêt du tabac ne fonctionne. Pour rappel, c’est assez simple :

  • Les patchs de nicotine ne concernent qu’une substance parmi des dizaines (au moins)… et ne prennent en compte que le versant physique du tabagisme, qui est avant tout une habitude profonde, un réflexe inconscient.
  • Les médicaments (Champix, Zyban) sont des antidépresseurs qui n’ont pas grand-chose à voir avec le tabagisme… Ils créent eux-mêmes une dépendance, ce qui ne règle pas du tout le problème
  • Les méthodes d’arrêt se concentrent soit sur le versant physique (addiction à la nicotine et aux additifs), soit sur le versant psychologique (habitude profonde, inconsciente) du tabagisme, mais aucune n’attaque les deux de front

Or, c’est bien ce qu’il faut faire : prendre de front la dépendance physique et la dépendance psychologique, pour fermer toutes les portes au tabagisme… Et l’empêcher définitivement de revenir dans votre vie.

Aujourd’hui, je vous propose d’aborder plus en détails la dépendance psychologique et les moyens d’y répondre.

Rappelez-vous : il n’y a pas d’autre prison que celle de l’habitude

Rappelez-vous de mon premier message – nous en tirions deux conclusions :

  • La cigarette n’est pas une drogue (pas de dépendance croissante), votre corps ne s’y habitue jamais
  • Les raisons pour lesquelles vous fumez (se détendre, se concentrer, socialiser, profiter d’un moment seul…) sont contradictoires et n’existent que dans votre tête. La cigarette n’est ni un excitant, ni un relaxant.
  • Le pouvoir « relaxant » qu’on prête à la cigarette est en fait induit par une respiration ralentie : quand vous tirez des bouffées, vous respirez moins vite, ce qui ralentit votre rythme cardiaque et détend l’organisme, mais ça n’a rien à voir avec la cigarette.

Aussi, il n’y a pas d’autre prison que celle de l’habitude. Vous n’y pensez même plus quand vous êtes en train de fumer, c’est un geste machinal. Il structure votre vie, vos pauses au travail… et vous n’arrivez pas à casser cette habitude. Or, pour déconstruire un réflexe ancré aussi profondément dans votre cerveau, il existe une technique redoutable… L’hypnose augmentée.

L’hypnose augmentée : comment se déshabituer du tabac en douceur… et résister aux pulsions

Si vous n’êtes pas familier de l’hypnose scientifique, voici quelques éléments qui vous aideront à comprendre « comment ça marche ».

L’hypnose s’intéresse à un des aspects les plus puissants de l’esprit humain : le pouvoir de l’habitude.

Un bon expert en hypnothérapie est capable d’atteindre votre inconscient pour déconstruire l’habitude de fumer, et enrayer ce réflexe qui vous gâche la vie. De plus en plus de fumeurs s’y essaient, avec des résultats plus que prometteurs.

Cela ne demande pas, ou très peu d’efforts : si vous n’avez plus « l’habitude » de fumer, vous ne souffrez pas de la privation.

Concrètement, comment fait un spécialiste de l’hypnothérapie pour supprimer cette habitude ?

Il utilise sa voix – qui doit être calme, posée, profonde – et des séquences de mots, d’idées, d’images, qui vous font peu à peu atteindre un état de conscience élargie.

Cela veut dire que vous êtes toujours conscient de ce qui passe autour de vous, vous pouvez parler, réfléchir… mais vous êtes aussi capable d’atteindre votre inconscient, cette « boîte noire » du cerveau qui renferme tous les mécanismes que d’ordinaire, vous ne percevez pas.

C’est un peu comme si vous atteignez le centre de commandes de votre esprit, et que vous étiez capable de modifier vos habitudes profondes.

Le spécialiste en hypnothérapie vous ouvre la porte de l’inconscient, et grâce à lui vous construisez de nouvelles habitudes.

image

L’état de conscience élargie peut même être mesuré grâce aux ondes cérébrales

Pour ceux que cela inquiète, je voudrais préciser qu’il est impossible de vous forcer à faire quoi que ce soit. L’hypnose est un outil, un moyen, mais c’est vous qui avez le contrôle, tout le temps.

En ce qui concerne l’arrêt du tabac, beaucoup de personnes ayant consulté un hypnothérapeute en cabinet n’ont besoin que d’une séance pour voir des résultats

Mais on conseille en général plusieurs séances, entre 2 et 5, pour « brasser large » et réussir à arrêter sur le long terme.

Je vous indiquerai prochainement comment mettre en pratique ces conseils, et trouver des séances d’hypnose qui peuvent vous libérer de votre addiction.

Cependant, si l’hypnose est la meilleure technique pour se débarrasser du réflexe tabagique, elle souffre du même déficit que les autres techniques. En effet, elle ne prend en compte ni le versant physique (je vous en parle dans mon prochain message), ni les tentations du quotidien et les moments « chauds » où vous risquez de craquer – heureusement, il existe des compléments pour vous aider.

Méditez un peu chaque jour pour vous « désensibiliser » au tabac

Il faut bien différencier hypnose et méditation : la méditation est une approche plus légère, qui permet de vous détendre, et donc de « prendre du recul » par rapport aux événements de votre journée. Ce n’est pas un moyen d’aller toucher l’inconscient comme l’hypnose.

Aussi, je vous conseille de coupler l’utilisation d’hypnothérapie avec de la méditation quotidienne (5 minutes par jour suffisent, de préférence le matin).

Ces méditations servent à vous « réengager » chaque jour, pour garder une motivation intacte et ne pas souffrir de la frustration liée au manque de tabac. Voyez ça comme de la musculation pour l’esprit.

Si vous ne savez pas comment faire pour méditer un peu chaque jour, je vous conseille les méditations guidées. Je vous indiquerai dans un prochain message comment vous procurer des séances de méditation guidée pour vous aider à arrêter le tabac – vous allez voir, c’est très facile.

Pour l’instant, je vous conseille de vous initier grâce à des séances de méditation classique comme Ho’oponopono (de nombreuses séances de ce type sont disponibles sur YouTube).

Vous pouvez écouter vos séances dès le réveil (ou avant d’entamer votre journée), et cela vous aidera à ne pas craquer.

Et si toutefois, vous souffrez d’une « pulsion » tabagique, d’une envie de fumer qui semble incontrôlable… il existe une technique d’urgence pour calmer cette pulsion : la technique des 120 secondes – je vous en reparle très vite.

Mais ce n’est pas tout : nous aborderons aussi l’aspect physique de la dépendance au tabac. Mais pas avec les techniques habituelles (patch, médicaments, substituts…).

Je vous parlerai du rôle que joue la nicotine sur votre cerveau, et vous comprendrez notamment pourquoi l’arrêt du tabac génère des moments de colère et d’anxiété. Bien sûr, cette colère et cette anxiété peuvent être évitées grâce à une méthode révolutionnaire : la neuronutrition.

Surveillez bien votre boîte de messagerie !

Amicalement,

Florent Cavaler

PS. Si vous n’avez manqué mon second message cliquez ici pour y accéder.